Alimentation du cheval : foin, concentrés, compléments et erreurs courantes
Le cheval est probablement l'animal domestique dont l'alimentation est la plus facile à décrire en une phrase - et la plus difficile à bien mettre en pratique. La phrase : un herbivore à intestin postérieur, pâturant en continu, dont le système digestif n'a pas évolué pour les céréales concentrées. La difficulté : dans la réalité des écuries européennes du XXIe siècle, environ 60 à 70 pourcent des chevaux sont nourris de manière sous-optimale selon les données de l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRAE).
Ce guide couvre tout le spectre : la biologie digestive, les besoins réels selon le niveau d'activité, les erreurs classiques (et parfois mortelles), les compléments qui servent et ceux qui ne font qu'alléger le porte-monnaie, et les principales marques de nutrition équine disponibles en Europe.
La version anglaise de ce guide est disponible sur /blog/horse-nutrition-guide/.
La biologie digestive du cheval : tout commence là
Le cheval (Equus caballus) est un herbivore monogastrique à fermentation postérieure. Contrairement aux ruminants (vaches, moutons, chèvres) qui fermentent les végétaux dans un estomac multi-compartiments avant le petit intestin, le cheval fermente dans le caecum et le côlon - c'est-à-dire après l'intestin grêle. Cette architecture digestive a trois conséquences pratiques majeures que tout propriétaire doit intégrer.
Premier point : l'estomac du cheval est petit. Environ 8 à 15 litres de capacité pour un cheval de 500 kg - disproportionnellement petit par rapport à sa taille. L'estomac équin se vidange continuellement pendant la prise alimentaire et n'est jamais conçu pour être rempli à ras bord. Dans la nature, le cheval passe 16 à 18 heures par jour à brouter de petites quantités de fourrage grossier. Quand on l'alimente en deux gros repas de concentrés par jour (comme le font encore de nombreuses écuries), on provoque un remplissage brutal d'un estomac conçu pour la continuité, avec les risques de coliques gastriques qui s'ensuivent.
Deuxième point : le cheval ne peut pas vomir. Le cardia (valve entre l'œsophage et l'estomac) est anatomiquement verrouillé. Un cheval qui consomme trop rapidement ou en quantité excessive ne peut pas expulser l'excès. La pression gastrique doit passer vers l'intestin, ce qui peut provoquer des déchirures, des dilatations, ou des coliques sévères.
Troisième point : la fermentation postérieure est fragile. Le caecum et le côlon hébergent une microflore bactérienne complexe qui fermente la cellulose du fourrage. Si on introduit brusquement une grande quantité d'amidon (via les céréales concentrées), une partie arrive non digérée dans le côlon, perturbe la microflore, produit des acides lactiques et libère des endotoxines. Résultat : fourbure, colique, dysbiose. Ce mécanisme est la cause principale des fourbures d'origine alimentaire.
Le foin : la base absolue et non négociable
Le principe fondamental de la nutrition équine n'est pas négociable : le foin (ou le pâturage) doit représenter 100 pourcent de la base de l'alimentation, avec les concentrés en supplément uniquement si l'activité le requiert.
La quantité recommandée est de 1,5 à 2 pourcent du poids vif par jour en fourrage sec. Pour un cheval moyen de 500 kg, cela représente 7,5 à 10 kg de foin par jour. Pour un poney de 200 kg, 3 à 4 kg.
| Poids du cheval | Fourrage minimum/jour | Fourrage recommandé/jour |
|---|---|---|
| 200 kg (poney) | 3,0 kg | 3,5-4,0 kg |
| 350 kg (cheval léger) | 5,3 kg | 6,0-7,0 kg |
| 500 kg (cheval standard) | 7,5 kg | 8,5-10,0 kg |
| 650 kg (cheval lourd) | 9,8 kg | 11,0-13,0 kg |
Qualité du foin : ce qui compte vraiment
Pas tous les foins ne se valent. Les paramètres qui comptent pour le cheval :
La valeur énergétique (UFC - Unités Fourragères Cheval) : un foin de bonne prairie première coupe peut atteindre 0,70-0,85 UFC/kg. Un foin de regain (deuxième coupe) peut monter à 0,90 UFC/kg mais avec des protéines et des glucides solubles plus élevés - moins adapté aux chevaux à tendance fourbureuse.
La teneur en glucides solubles totaux (GST) : particulièrement critique pour les chevaux à risque de fourbure ou atteints de syndrome métabolique équin (SME). Le seuil recommandé pour les chevaux "métaboliques" est inférieur à 10-12 pourcent de GST (fructane + amidon + sucres simples) en matière sèche. Le foin récolté le matin après une nuit froide contient moins de fructanes que le foin récolté en début d'après-midi - un détail pratique que peu de propriétaires connaissent.
La teneur en poussières et moisissures : un foin moisi ou très poussiéreux provoque des irritations respiratoires et des problèmes digestifs. Le test simple : frotter une poignée de foin dans les mains - si un nuage de poussière se lève, le foin n'est pas adapté. Le trempage du foin dans l'eau (30 minutes) réduit les poussières de 90 pourcent environ. La vapeur (45 minutes de traitement à la vapeur) est encore plus efficace et préserve mieux la valeur nutritive.
Foin vs ensilage vs enrubannage : l'ensilage (foin fermenté humide) est rarement utilisé chez le cheval - les fermentations secondaires produisent des acides organiques et parfois des toxines (listeria dans les balles mal fermées) qui ne conviennent pas à la physiologie équine. L'enrubannage (foin emballé à 40-50 pourcent d'humidité) est utilisé mais requiert une vigilance sur l'étanchéité des balles.
Le pâturage : opportunité et piège
L'accès à un pré semble l'idéal naturel pour un cheval. C'est vrai en général, avec deux nuances importantes.
La saisonnalité de l'herbe. Au printemps et en automne, l'herbe jeune est très riche en fructanes (glucides fermentescibles). Pour un cheval en bonne santé et à bonne activité, c'est souvent gérable. Pour un cheval en surpoids, un poney métabolique, ou un animal prédisposé à la fourbure, l'herbe printanière peut déclencher une crise de fourbure en 24 à 48 heures. Dans ces cas, un accès limité au pré (quelques heures tôt le matin, quand la teneur en fructanes est au plus bas) ou l'utilisation d'un grazing muzzle (muselière de pâturage) est recommandé.
La densité d'herbe. Un hectare de prairie peut nourrir 1 à 1,5 chevaux en été. En dessous de cette surface, le cheval n'obtient pas assez d'herbe pour couvrir ses besoins en fourrage et doit être complémenté en foin même pendant la saison de pâturage.
Les concentrés : quand, combien, lesquels
Les concentrés (céréales, granulés composés, betterave déshydratée) ne sont pas une nécessité pour un cheval de loisir à activité modérée nourri avec du bon foin. Ils deviennent nécessaires quand le fourrage seul ne couvre plus les besoins énergétiques liés au travail.
Règle de base par niveau d'activité
| Niveau d'activité | Exemples | Fourrage | Concentrés |
|---|---|---|---|
| Repos (box, prés) | Cheval non monté, poulain au pré | 100 pourcent | 0 |
| Léger (1-3h/sem) | Promenades, terrain plat | 90-95 pourcent | 5-10 pourcent |
| Modéré (3-5h/sem) | Club, cours hebdomadaires | 75-85 pourcent | 15-25 pourcent |
| Intensif (5-10h/sem) | Compétition régionale | 60-70 pourcent | 30-40 pourcent |
| Elite (travail quotidien) | Compétition national/international | 50-60 pourcent | 40-50 pourcent |
La règle des "50 pourcent minimum de fourrage" ne doit jamais être franchie, même chez le cheval de compétition de haut niveau. En dessous de cette proportion, le risque d'ulcères gastriques, de coliques et de fourbure augmente significativement.
Les céréales : avantages et risques
L'orge est la céréale la mieux adaptée au cheval. Son amidon est à 25-30 pourcent fermentescible dans l'intestin grêle (contre 60-70 pourcent pour le maïs), ce qui réduit la quantité d'amidon arrivant intact dans le côlon. Elle se donne aplatie ou aplatie à vapeur pour améliorer la digestibilité.
L'avoine est la céréale traditionnelle du cheval. Moindre densité énergétique que le maïs ou l'orge, mais meilleure adaptation physiologique grâce à sa teneur en fibres (son de l'avoine inclus dans le grain) qui ralentit la digestion. Classiquement associée à un comportement plus "vif" chez certains chevaux de sport - un effet qui s'explique par la légère stimulation du système nerveux via certains acides aminés de l'avoine.
Le maïs est le concentré le plus énergétique mais le plus risqué. Taux d'amidon très élevé (65-70 pourcent), fortement fermentescible dans le côlon. À donner uniquement en petites quantités, aplati, jamais en entier.
Les granulés composés sont généralement préférables aux céréales brutes pour les propriétaires non professionnels. Leur formulation est calibrée pour l'espèce avec un équilibre minéral et vitaminique intégré, leur amidon est souvent précuit (meilleure digestibilité), et le risque d'erreur de ration est moindre. Les marques Dodson & Horrell, Spillers, et Cavalor proposent des gammes adaptées à tous les niveaux d'activité avec des fiches techniques transparentes.
Les coliques : l'ennemi numéro un
La colique est la première cause de mortalité des chevaux domestiques en Europe. Elle couvre un ensemble de syndromes douloureux abdominaux qui vont de l'inconfort passager (colique spasmodique) à l'urgence chirurgicale (torsion d'intestin). Les chiffres : environ 10 pourcent des chevaux font au moins une colique par an, et la mortalité toutes coliques confondues est estimée entre 1 et 5 pourcent.
Les facteurs alimentaires qui augmentent le risque de colique :
Manque de fourrage ou distribution irrégulière. Un cheval qui jeûne plus de 6 heures d'affilée (pendant le transport, une garde en box sans foin disponible, etc.) présente un risque accru de colique spasmodique et de syndrome de déplacement du côlon droit.
Changements alimentaires brusques. Toute modification de la ration (nouveau type de foin, introduction d'un concentré, changement de pâturage) doit se faire sur 10 à 14 jours minimum. L'intestin du cheval adapte sa microflore lentement.
Quantité excessive de concentrés en un repas. Un repas de concentrés ne devrait jamais dépasser 2 kg pour un cheval de 500 kg. Au-delà, l'amidon non digéré dans l'intestin grêle déborde vers le côlon.
Déshydratation. La constipation colique (colique de rétention) est favorisée par une consommation d'eau insuffisante, notamment en hiver quand l'eau des abreuvoirs est froide. Un cheval de 500 kg doit consommer 25 à 50 litres d'eau par jour au repos, jusqu'à 80 litres à l'effort par temps chaud.
La fourbure : le risque méconnu
La fourbure est une inflammation du tissu lamellaire du pied (les feuillets entre le sabot et l'os du pied) qui peut conduire à une rotation ou à un enfoncement de l'os pédal - irréversible si non traité. Elle est liée à des épisodes de surcharge vasculaire dans le pied, souvent déclenchés par des causes alimentaires.
Les chevaux et poneys les plus à risque : les poneys obèses, les chevaux atteints du syndrome de Cushing (PPID), les chevaux souffrant du syndrome métabolique équin (résistance à l'insuline), et les chevaux de toutes races ayant accès à un pré riche au printemps.
Le signal d'alarme numéro un : un cheval qui "s'économise" sur ses membres antérieurs, reste couché plus longtemps que d'habitude, ou présente une chaleur perceptible au niveau des sabots doit être vu par un vétérinaire en urgence. Chaque heure compte.
Prévention alimentaire : limiter l'accès à l'herbe printanière pour les animaux à risque, ne jamais dépasser les rations de concentrés recommandées, fournir un foin à faible teneur en glucides solubles pour les chevaux métaboliques.
L'eau : le complément oublié
L'eau est le nutriment le plus important de l'alimentation équine - et le plus souvent négligé dans les calculs de ration. Un cheval de 500 kg au repos consomme 25 à 50 litres d'eau par jour. En été, à l'effort, ce chiffre peut atteindre 60 à 80 litres.
Les implications pratiques :
- Un abreuvoir automatique doit débiter au moins 10 litres/minute pour un box individuel
- L'eau froide en hiver (moins de 5°C) est bue en moindre quantité par certains chevaux - risque de colique de rétention
- Le foin de qualité contribue à l'hydratation (15-20 pourcent d'eau dans le foin sec, jusqu'à 80 pourcent dans l'herbe fraîche)
- La pâte de sel (pierre à lécher) doit être disponible en permanence pour compenser les pertes minérales par transpiration
Les électrolytes pour les chevaux de sport
Un cheval qui transpire abondamment (effort prolongé, transport, chaleur estivale) perd des électrolytes - principalement sodium, chlore, potassium, calcium et magnésium. La sueur équine est hyper-tonique par rapport au plasma : elle contient plus de sodium et de chlore que la sueur humaine, ce qui signifie que les pertes électrolytiques sont proportionnellement plus importantes.
Les signes de déficit électrolytique : crampes musculaires, fatigue anormale, convulsions en cas de carence sévère, "thumps" (synchronous diaphragmatic flutter - battements abdominaux rhythmiques liés à une hypocalcémie et une hyponatrémie).
La supplémentation en électrolytes est justifiée pour les chevaux travaillant plus de 1 heure par jour en été, pour les compétitions d'endurance (>20 km), et lors des transports prolongés. Les produits commerciaux (poudres à diluer dans l'eau ou le mash) sont plus faciles à doser correctement qu'une supplémentation "maison" en sel de table seul, qui ne couvre pas le potassium et le magnésium.
Les compléments minéraux et vitaminiques
Un cheval nourri au foin seul sans accès à des pâturages diversifiés peut présenter des déficits en certains minéraux et vitamines selon la nature des sols locaux.
Les minéraux à surveiller
Sélénium. De grandes zones d'Europe (notamment le Centre et l'Ouest de la France, la Grande-Bretagne, la Suède) ont des sols pauvres en sélénium. Un cheval déficient en sélénium présente des troubles musculaires (myopathie nutritionnelle), de la fatigue, et une moindre résistance aux infections. Le dosage sanguin annuel est recommandé dans les zones à risque. Attention : le sélénium est toxique en excès - ne supplémenter qu'avec un dosage sanguin préalable et sous contrôle vétérinaire.
Zinc et cuivre. Souvent en rapport déséquilibré dans les foins intensifs. Un excès de zinc inhibe l'absorption du cuivre. Les carences en cuivre touchent la qualité du cartilage (problèmes articulaires chez le poulain en croissance), la pigmentation du pelage, et l'immunité.
Magnésium. Impliqué dans la régulation neuromusculaire. Les chevaux "nerveux" ou avec des crampes musculaires inexpliquées peuvent bénéficier d'une supplémentation. Dosage sanguin avant toute supplémentation.
Les vitamines
Vitamine E. Antioxydant musculaire et neurologique. Produite naturellement dans l'herbe fraîche, absente du foin séché (elle se dégrade à la récolte et au stockage). Un cheval vivant principalement en box avec accès limité au pré frais peut développer des déficits en vitamine E, surtout si son activité est élevée. Supplémentation possible en vitamine E naturelle (d-alpha-tocophérol) plutôt que synthétique (dl-alpha-tocophérol) pour une meilleure biodisponibilité.
Vitamine D. Synthétisée par exposition solaire. Les chevaux vivant principalement sous abri en hiver dans les pays du Nord peuvent être déficients. Attention aux surdosages - toxique en excès.
Biotine. Vitamine B7, impliquée dans la qualité de la corne du sabot. La supplémentation en biotine (minimum 20 mg/jour pendant 9 à 12 mois pour un cheval de 500 kg) améliore la qualité de la corne chez les chevaux avec des sabots fragiles ou friables. Résultats visibles après 6 à 9 mois (temps de croissance d'un sabot complet).
Les principales marques de nutrition équine
| Marque | Pays d'origine | Points forts | Gamme phare |
|---|---|---|---|
| Dodson & Horrell | Royaume-Uni | Transparence des formulations, gamme médicale | Build-Up Conditioning Mix |
| Spillers | Royaume-Uni (Mars) | Distribution large, formules métaboliques | Happy Hoof (faible amidon) |
| Cavalor | Belgique | Innovations sport, documentation scientifique | Endurix (endurance) |
| Pferdesport Menne | Allemagne | Qualité allemande, suppléments ciblés | Hippo-Tisin (récupération) |
| Pavo | Pays-Bas | Rapport qualité-prix, gamme vaste | Pavo Care4Life |
| Equifirst | Pays-Bas | Naturalité, ingrédients simples | Fiber Mix |
Dodson & Horrell se distingue par la transparence de ses fiches techniques - parmi les rares marques à publier les profils acides aminés de leurs produits et des études d'efficacité indépendantes.
Spillers (propriété de Mars Petcare, comme Royal Canin) est critiquée par certains passionnés pour appartenir à un grand groupe alimentaire, mais sa gamme Happy Hoof (très faible en amidon et sucres, spécifique aux chevaux métaboliques) est reconnue par les vétérinaires européens spécialisés en médecine équine.
Cavalor investit en recherche sportive - leur équipe nutritionnelle publie régulièrement dans des journaux de médecine sportive vétérinaire. Pour les chevaux de compétition, leur gamme Endurix (endurance) et Optiforce (saut/dressage) est soutenue par des données d'efficacité sur le terrain.
Les erreurs classiques à éviter absolument
Erreur 1 : deux gros repas de concentrés par jour. L'estomac du cheval est fait pour la continuité. Deux repas importants distancés de 12 heures provoquent de longues périodes de jeûne (risque d'ulcères gastriques - prévalence de 60-90 pourcent chez les chevaux de sport en Europe selon des études endoscopiques) et un afflux brutal d'amidon à chaque repas. Fractionner en 3 à 4 repas minimums, ou donner des petits repas de concentrés avec accès continu au foin.
Erreur 2 : manquer d'eau en hiver. La consommation d'eau chute quand l'eau de l'abreuvoir est trop froide. Installer un réchauffeur d'abreuvoir ou vérifier quotidiennement que l'eau n'est pas gelée. Une courte période (48-72h) de consommation d'eau insuffisante peut suffire à déclencher une colique de rétention chez un cheval prédisposé.
Erreur 3 : changer le foin brusquement. Un nouveau fournisseur, une nouvelle coupe, un fourrage de composition différente - tout changement doit se faire sur 10 à 14 jours minimum en mélangeant progressivement l'ancien et le nouveau foin. La microflore du caecum met du temps à s'adapter.
Erreur 4 : supplémenter sans analyse préalable. Le risque est le surdosage, pas la carence. Sélénium, vitamine D, cuivre en excès sont toxiques. Avant d'ajouter un complément minéral, demande une analyse de ration complète (foin + compléments existants + eau si possible) à un nutritionniste équin ou ton vétérinaire.
Erreur 5 : traiter tous les chevaux pareil. Un poney de 250 kg, un KWPN de 600 kg, et une jument en gestation ont des besoins radicalement différents. Les fiches de ration génériques sont des points de départ, pas des prescriptions.
Ressources pour aller plus loin
Pour les propriétaires souhaitant approfondir, consulte nos pages de classements pour d'autres espèces : alimentation du lapin, alimentation du cochon d'Inde, et notre guide général des meilleures croquettes chien 2026.
Notre page classement des aliments pour cheval rassemble les produits notés dans notre base.
FAQ alimentation du cheval
Peut-on donner des pommes et carottes à un cheval ?
Oui, mais avec modération et en connaissance de cause. Les pommes et carottes sont des récompenses acceptables (pas des compléments alimentaires). Pour un cheval de 500 kg, 1 à 2 pommes ou quelques carottes par jour ne posent pas de problème de santé pour un cheval sain. Attention pour les chevaux métaboliques ou prédisposés à la fourbure : la teneur en sucres simples des pommes est significative. Couper en petits morceaux pour éviter les risques d'étouffement.
Le foin en filet ralentit-il vraiment la consommation ?
Oui, de manière documentée. Un cheval nourri au foin en filet à mailles serrées (3-4 cm) consomme son foin 30 à 50 pourcent plus lentement que le même foin donné au sol ou en râtelier ouvert. Il passe aussi plus de temps en position de broutage - plus proche du comportement naturel. L'effet sur la santé digestive est positif : moins de période de jeûne, moins de risque d'ulcères, meilleure gestion du poids pour les chevaux à tendance obèse.
Faut-il une pierre à sel ou du sel en granulés ?
Les deux fonctionnent, mais avec des différences. La pierre à sel libre donne accès au sodium à la demande - le cheval se lèche selon ses besoins. Le sel en granulés dans la ration permet de contrôler la dose exacte ingérée. Pour un cheval sain, la pierre à sel libre est suffisante. Pour un cheval de sport ou en période de chaleur intense, une supplémentation électrolytique contrôlée (poudre dans la ration ou dans l'eau) est plus précise.
Sources
- INRAE (Institut National de la Recherche Agronomique) - Alimentation des chevaux : recommandations nutritionnelles (2024) : inrae.fr
- National Research Council (NRC) - Nutrient Requirements of Horses, 6th edition (2007), National Academies Press : nap.nationalacademies.org
- Luthersson N. et al. - Risk factors associated with equine gastric ulcer syndrome in the Danish horse population, Equine Veterinary Journal (2009) : pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
- Geor R.J. - Pasture-associated laminitis, Veterinary Clinics of North America: Equine Practice (2009) : pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
- Spillers - Horse feeding guide (2025) : spillers-feeds.com
- Dodson & Horrell - Nutritional guidance for performance horses (2024) : dodsonandhorrell.com
- Sophie Lefevre, Nutritionniste espèces, PetFoodRate